Saint Remy en Rollat

Faits marquants de l’Histoire communale

mardi 13 octobre 2015 par Mairie

Au commencement...

Les plus anciennes traces de Saint-Rémy dans l’histoire remontent à l’époque Gauloise et plus précisément en l’An 52 Avant JC.

En pleine guerre des Gaules, César aurait, avec ses légions, établit un camp dans la plaine des "Martoulles" ou "Martoulets" avant de rejoindre Gergovia en passant par Serbannes et Maringues.

Battu par Vercingétorix et ses Arvernes, l’Armée Romaine se serait donc repliée sur le "campus" de Saint-Rémy avant de traverser l’Allier (Elaver) et de rejoindre Alésia.

On sait également que la commune était habitée durant la période Gallo-romaine par des potiers. Des vestiges ont été découverts par un agriculteur en 1894 au lieu-dit "la Goutte". On pense que ces artisans ont été attirés par l’eau pure du ruisseau de la Goutte et par la qualité de l’argile.

Des fouilles successives ont ainsi mis à jour des centaines d’objets (amphores, statuettes, vases, moules) qui sont toujours conservés dans les musées de Roanne et Moulins.

Pourquoi Saint-Rémy ?

L’évêque de Reims Rémi (437-533) chef du Clergé du Royaume de France aurait lors de ses nombreux voyages fait une halte au pays des "Rollat" pour y fonder un vaste "Prieuré" qui placé sous sa protection aurait donné son nom à la commune.

Ce nom de Saint-Rémy (Sanct-Ramay) ou Rémy a donc été utilisé seul pendant de nombreux siècles. A partir du XVIème Siècle, on retrouve les appellations Saint-Rémy-oultre-Allier, Saint-Rémy-près-Vendat, Saint-Rémy-Près-Vichy et ce n’est qu’à partir de 1761 que l’on utilise définitivement le nom de Saint-Rémy-En-Rollat en l’honneur des Seigneurs du pays.

Les seigneurs de Rollat

Blason des RollatIls composaient l’une des plus anciennes et illustres familles Bourbonnaises dont les origines remontent au XIVème Siècle. Les "Rollat" qui étaient principalement des militaires, ont produit un grand nombre d’officiers d’Armée et plusieurs chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem dont un commandeur. A la révolution six barons de Rollat fuyèrent en émigration, tous rentrèrent au pays mais deux d’entre eux périrent sur l’échafaud en 1794. Le dernier du nom mourut quant à lui assassiné en 1831.

Parmi les très nombreuses possessions des Rollat, on compte le "Chastel-fort de Saint-Rémy" appelé plus tard le "Chateau de Rollat" édifice datant du XIVème Siècle. Le chateau fut délaissé par les "Rollat" et fut occupé principalement et pendant des Siècles par des hommes d’affaires, des gardes et des fermiers. A la révolution le domaine de Rollat a été transformé en exploitation agricole et il ne reste actuellement que le "Donjon" du château appelé "Tour de Rollat".

Tour de Rollat

Pendant la Seconde Guerre mondiale

le 25 juillet 1944, vers 19h00, un jour et un mois avant la Libération de Vichy par les FFI du Lieutenant-Colonel PONTCARRAL, quatre Résistants furent exécutés par un détachement de la police allemande à Saint-Rémy-En-Rollat, au lieu-dit Allée Ferrée, en forêt de Marcenat.

L’enquête judiciaire a pu établir que trois d’entre eux furent arrêtés par la Milice Française et sauvagement torturés au Château des Brosses à Bellerive-Sur-Allier, à l’exception de JL CLAVEL appréhendé directement par l’antenne clermontoise de la SIPO-SD (Sicherheist Polizei und Sicherheist Dienst) et engeôlé à la prison du 92 RI.

Transférés pour interrogatoires à l’Hôtel du Portugal de Vichy, siège régional de la SIPO-SD, ils furent incarcérés à la Mal-Coiffée à Moulins, prison militaire allemande (kriegwehrmacht haftanstalt), où ils subiront les traitements les plus inhumains de la part de leurs geôliers nazis, jusqu’à leur exécution à Saint-Rémy-En-Rollat.

Une stèle in situ, érigée le 20 juillet 1946 par l’Amicale des Résistants Actifs de l’Allier, rend hommage au martyr :

- du Commandant Roger KESPY, alias Capitaine FAVARD, alias MESMIN, alias JO, qui a résisté dès 1940 au sein de plusieurs groupes, mouvements et organisations, telles que les Petites Ailes de France (mouvement de Henri FRENAY fusionné dans Combat avec Liberté, organisation de François DE MENTHON), Combat, l’Armée Secrète. Créateur et animateur de la Résistance à Vichy, co-fondateur du Maquis des Bois Noirs, il fut jusqu’à son arrestation par la Milice Française le premier chef départemental des Groupes Francs des Mouvements Unis de la Résistance (MUR) de l’Allier,

- du Lieutenant Claude WEINBACH, alias Gentil, qui appartenait au « sous-réseau » GOELETTE du réseau PHRATRIE, à compter du 1er Novembre 1943 jusqu’ au 1er mai 1944. Muté à cette date comme chef de service à la Centrale à VICHY,

- du Sous-Lieutenant Frédéric MARCUS, alias Beloni, de GOELETTE, appréhendé en même temps que Claude WEINBACH par des Miliciens

(Cet important sous-réseau, dirigé principalement par Serge MORIZOT, alias Diane, alias Berthe, était chargé par le BCRA de rechercher des renseignements sur les relations de l’Etat Français avec l’Occupant notamment à VICHY, dans l’entourage du Maréchal PETAIN, dans les ministères et les ambassades. Hormis le secteur politique, GOELETTE recherchait aussi des renseignements militaires, sur les moyens de transport, de communication et l’économie de guerre. Ses activités s’étendaient principalement en zone sud pour R6 (Auvergne) à VICHY et CHATEL-GUYON),

- du Sous-Lieutenant Jean-Louis CLAVEL, alias « Nol », chef de secteur dans le Puy-De-Dôme, sous les ordres du docteur Thérèse BROSSE, au sein de l’Agence CLARY, subdivision du réseau de renseignements REIMS (dénommé par la suite NOE pour devenir COTY, puis RP B). Bien que rattaché au BCRA (Bureau Central de Renseignements et d’Action) gaulliste, ce réseau a été créé et animé jusqu’à la fin par des ressortissants belges,

Morts pour la France.

A l’exception de Frédéric MARCUS, ils sont tous décorés de la Médaille de la Résistance (avec rosette pour R KESPY) et sont Chevaliers dans l’Ordre National de la Légion d’Honneur.



Portfolio

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